La côte de boeuf n’a plus la cote

7 Mar

Comme on pouvait s’y attendre le chevalgate chamboule nos rayons ! Les ventes de plats cuisinés surgelés à base de boeuf ont chuté de 25% (selon une étude de SymphonyIRI, spécialiste des études sur la consommation).

Selon un sondage BVA, un quart des Français déclare ne plus consommer de plats cuisinés à base de viande : c’est énorme en si peu de temps !

Ce que cette affaire a révélé, c’est une vaste tromperie à l’échelle européenne (voire plus…?) et qu’il y a un gouffre entre ce que nous croyons acheter et ce qui se retrouve réellement dans notre assiette : sur chaque emballage, nous voyons les ingrédients, parfois illustrés par de beaux dessins… ne soyons pas dupes du marketing !

Cela serait un peu ma conclusion de l’affaire. Car il ne faut peut-être pas jeter le poney avec l’eau de la mangeoire… Cela ne nous empêche pas de pousser la porte de la boucherie de quartier, de faire confiance à son professionnalisme, son sérieux et l’amour de son métier. Au fond, c’est peut-être cela qui fait la différence. Je ne crois pas qu’on puisse aimer son métier lorsqu’on cherche à faire du chiffre à tout prix, que l’on se préoccupe plus du rendement que de la qualité.

Et ne parlons pas des antibiotiques administrés aux animaux d’élevages intensifs et que nous absorbons ensuite.

Et vous avez-vous changé votre façon de consommer ? Achetez-vous moins de viande ? Ou avez-vous changer de lieu d’approvisionnement ?

Ce soir, sur France 2, il y a un Complément d’Enquête consacré à cette thématique : je vous proposerai un petit compte-rendu la semaine prochaine !

Nos assiettes en danger : nous pouvons faire changer les choses

5 Mar

Depuis de nombreux mois, j’ai laissé ce blog à l’abandon, faute de temps principalement. Néanmoins, le contenu de notre assiette me préoccupe toujours autant et les actualités récentes m’interpellent. Bien sûr, il n’est pas normal d’acheter du cheval quand on pense acheter du bœuf et l’industrie agroalimentaire est entièrement responsable de ces dérives. Mais nous sommes complices de ce système.

Notre rythme de vie, nos habitudes nous poussent à consommer des plats en boite que nous refusons de payer cher…. Tout est là !

Cette façon de consommer ne me convient pas, alors c’est décidé, je me remets au travail ! Je vous préviens tout de suite : il n’y aura pas un article par jour, mais j’espère pouvoir vous fournir suffisamment de contenus pour que nous puissions échanger sur le contenu de nos assiettes !

Et n’oublions pas que, par notre façon de consommer, nous pouvons faire changer les choses !

Haro sur le cacao

29 Avr

On est vendredi et j’aime bien vous proposer une petite video avant le week-end ! J’aurais pu vous mettre un lien pour suivre The Royal Wedding BUT je n’ai pas trouvé le lien avec les thèmes que je traite habituellement…

Alors je vous parlerai plus particulièrement du reportage d’Envoyé Spécial diffusé hier. Le sujet était le cacao. D’actualité après les fêtes de Pâques. Sauf que là, le reportage concerne plus spécialement le travail des enfants dans les plantations de fèves de cacao. Toutes ces petites mains exploitées pour que nous puissions nous empiffrer de chocolats vendus en supermarché. On apprend que la Côté d’Ivoire est le premier producteur et que les exploitations ne sont absolument pas contrôlées.

Le silence des grandes compagnies type Nestlé sur le travail des enfants fait froid dans le dos… Une ONG interrogée dans le reportage nous apprend que les marques « commerce équitable » tirent leurs épingles du jeu en étant regardant sur ces pratiques honteuses.
Je vous laisse regarder la video et agir en conséquence dans votre caddie…

http://www.pluzz.fr/envoye-special.html

No Impact Man : peut-on sauver la planète sans rendre dingue sa famille ?

8 Avr

Colin Beavan a partagé ma serviette de plage l’été dernier et j’avais publié mon avis sur mon autre blog. Je souhaitais donc vous le faire partager également ici. Moi qui croyait que ce livre serait drôle, sous forme de carnet de bord ponctué de situations cocaces, j’ai plutôt eu l’occasion de prendre conscience… de notre inconscience. Enfin, le plus gros était déjà fait avec le tapage médiatique autour du réchauffement climatique et Cie. Mais là, Coline Beavan, en nous racontant son projet No Impact Man, nous met face à nos responsabilités, dans notre quotidien. Et en fait, ça semble un peu compliqué au début de s’alimenter dans un rayon de 200 km (pour TOUT), de ne plus prendre de voiture, de s’éclairer à la bougie le soir, d’abandonner l’ascenseur, et de ne plus acheter d’aliments avec emballage… Mais, ils y sont arrivés sans divorcer ! Sans employer un ton moralisateur ni dramatiser à outrance, Colin Beavan est percutant et pousse à la réflexion… On se sent juste un peu mal à l’aise quand on déballe son Magnum sur la plage ensuite…

Ce qu’en dit l’éditeur

Comme nous tous, Colin Beavan en a marre d’assister, impuissant, au réchauffement climatique, à la déforestation et aux gaspillages en tous genres… Il refuse d’être partie prenante dans la fonte des glaces et la disparition des ours polaires. Son défi: vivre un an en réduisant au maximum son empreinte environnementale. Jusque-là, pas de quoi parader, d’autres l’ont fait avant lui. La grande différence c’est que ledit Colin Beavan vit en plein coeur de Manhattan, au 9e étage d’un building. Et qui dit réduction des émissions de carbone dit pas d’ascenseur, de climatiseur, de réfrigérateur, de transport motorisé -entre autres-, et quand on est un jeune père de famille, l’aventure tourne vite au casse-tête. Son premier challenge: convaincre sa femme, quelque peu accro au shopping, de jouer le jeu. Le deuxième : renoncer aux couches en plastique et aux plats à emporter. Passées ces étapes… eh bien, tout reste encore à faire. L’expérience dure un an, le compte à rebours est enclenché !

A propos de l’auteur

Colin Beavan est l’auteur de plusieurs essais historiques et de critiques pour les magazines The Atlantic Monthly, Mens’ Health, Glamour, Cosmopolitan… Il vit à New York avec sa femme Michelle Conlin, journaliste pour BusinessWeek et leur fille Isabella.

Le sucre, un si doux poison

6 Avr

Si vous aussi dimanche dernier vous avez préféré profiter du soleil et de l’arrivée du printemps, vous avez raté comme moi un documentaire sur France 5 : le sucre, un si doux poison.
Je vous propose donc un petit rattrapage ici et vous encourage à le regarder. La journaliste nous montre où se trouvent les sucres parfois bien cachés par les industriels. La première partie du reportage nous plonge dans l’exploitation et la fabrication de sucres de canne et de betterave et c’est assez intéressant.

En deuxième partie, on voit les dangers et conséquences d’un excès de sucre, notamment sur des enfants déjà obèses à l’âge de 4 ans… ça laisse songeur et perplexe…

Néanmoins, le documentaire n’est pas à charge et c’est cela que j’ai trouvé un peu déroutant : je n’ai pas su dire où voulait en venir la réalisatrice… Ni apologie ni critique… Un constat, des faits…

En tout cas, n’hésitez pas à regarder ce documentaire instructif !

C’est ici 

Trouvé en kiosque : Ma Cuisine Végétarienne n°1

31 Mar

Hier en fouillant un peu dans mon kiosque à journaux, je suis tombée sur le premier numéro de « Ma Cuisine Végétarienne ». Curieuse, je l’ai acheté et l’ai feuilleté dans le métro.

Plein de recettes bien sur, une interview de Jean Montagard, chef cuisinier qui a choisi de proposer des plats végétariens par conviction il y a déjà plusieurs dizaines d’années, de belles couleurs…

Quelques articles également mais je dois avouer que je n’ai pas appris grand-chose. Mais ils permettent de réexpliquer les bases de la cuisine végétarienne, de la bio et de la nécessité de manger moins de viande !

J’espère que ce nouveau magazine pourra se développer et trouver un public toujours plus grand en tout cas et je tenais vraiment à saluer cette initiative ! Quand on regarde le nombre de magazine de cuisine dans les kiosques à journaux, c’est quand même un peu dommage qu’il n’y en ait pas plus que ça qui soient consacrés à une cuisine saine.

Je testerai des recettes de ce numéro et vous en reparlerai prochainement, et d’ici là, essayez de vous le procurer, au moins pour les soutenir !

L’habit fait-il l’écolo ?

30 Mar

Après m’être penchée sur l’alimentation, les cosmétiques bios et écologiques, je m’attaque progressivement à deux autres aspects de notre vie quotidienne tout aussi importants : les produits d’entretien de la maison et nos vêtements. Pour les produits ménagers, je vous en parlerai plus tard. Aujourd’hui, place aux vêtements !

Dernièrement, j’ai lu des informations sur les conséquences dramatiques qu’a le traitement chimique de nos jeans et autres vêtements sur l’environnement. Bien souvent réalisés dans des pays tels que la Chine ou l’Inde qui se préoccupent bien moins des conséquences environnementales de leurs diverses industries, nos vêtements ont un impact extrêmement négatif : commençons déjà par citer le transport par avion de ces pays jusqu’à nos beaux magasins rutilants puis penchons nous sur les traitements chimiques infligés aux différentes fibres… La culture du coton par exemple, que nous portons tous au quotidien a entrainé l’assèchement de nombreux cours d’eau et rivières en Chine, en Ouzbekistan (jusqu’à assécher une mer intérieure entière quand même !!!). La demande est tellement forte de la part de l’occident, que ces pays n’hésitent pas à piller leurs terres pour nous satisfaire. Le reportage que j’avais vu m’avais réellement fait froid dans le dos : sans aucun état d’âme, l’exploitant expliquait qu’il n’avait pas vraiment le choix et que l’exploitation du coton lui rapportait un salaire bien plus important que la moyenne (5 fois plus d’après mes souvenirs…).

Donc l’autre jour quand je suis allée m’acheter mon nouveau jean, j’étais mal à l’aise. Alors je le dis tout de suite : je ne suis pas une fashionista et je n’ai que 2 jeans en ce moment (un noir et un bleu classique), le 3e ayant rendu l’âme dernièrement. Il parait que chaque Français compte au moins 5 jeans dans son placard (euh, pardon, mais ça sert à quoi ?…).

Bref, à l’impossible nul n’est tenu, mais je voulais quand même me renseigner un peu, d’autant que je devais renouveler un peu mon stock de t-shirt. J’avoue que je suis particulièrement attachée à certaines marques comme Somewhere qui ont une approche biologique depuis plusieurs années. J’ai quelques produits de chez eux en coton bio mais il faut avouer que ce n’est pas donné.

J’ai fait un peu de shopping chez Cyrillus également et je suis tombée sur un t-shirt très sympa en coton (a priori pas bio) et en modal. Kesako ? C’est une fibre extraite de la cellulose de bois, matière première naturelle. Elle est douce, souple et soyeuse, pour un confort élevé. Elle a la particularité de rester souple et douce même au bout de plusieurs lavages. Le modal est particulièrement absorbant et respirant. Et bien la sensation est vraiment agréable !

Deuxième marque que j’ai découverte récemment : Ekyog. Je vous invite d’ailleurs à aller faire un tour sur vente-privee jusqu’au 1er avril : les prix deviennent abordables. Parce que la marque affirme clairement son positionnement : responsable et luxe. Donc les prix suivent… J’apprécie leur présentation et celle de leur démarche où ils mettent en avant le long terme… C’est rare de nos jours d’entendre ce mot là !! Les matières sont biologiques et/ou naturelles et les vêtements sont confectionnés dans des ateliers où les travailleurs sont considérés « en tant qu’Homme et pour la qualité de leur travail ».

Tout cela pour dire, dans cet article un peu trop long que j’apprécie ces démarches que je découvre petit à petit, même si je regrette qu’elles soient peu nombreuses ou onéreuses… Je me dis que ma petite pierre (enfin, ma carte bancaire) fait avancer les choses… je l’espère !

Et vous, comment vous habillez-vous un peu plus vert ?

Après l’indignation, l’action ! ou le retour du panier bio !

25 Mar

Depuis ces derniers temps, je vous ai beaucoup parlé des films et reportages qui nous alertent sur la qualité de notre alimentation.

Une fois passé le temps de l’indignation, il faut donc agir !

J’ai donc recommencé à commander mes paniers de fruits et légumes bio et il fallait aller le chercher hier.

J’aime toujours la surprise que l’on a lorsque l’on découvre ce qu’il contient ! Je suis fidèle aux Paniers de Martin qui livrent à Lyon et Saint Etienne.

Nous avons pris le panier « Fruits et légumes » à 17 euros que nous avons complété avec un panier « agrumes » contenant trois kilos de pamplemousses, oranges et citrons pour 7,90 euros.

Alors, voici la composition de notre panier :

– 4 kiwis

– 1 kilo de pommes : je viens d’en dévorer une… délicieuse et juteuse !

– 0,16 kg de mâche

– 0,65 kilo de carottes

– 1 bouquet de roquette : on l’a mise directement au menu hier soir avec un filet d’huile d’olive, un peu de fleur de sel et une galette végétale… Un vrai festin !

– 0,6 kg de panais : c’est l’inconnu de la semaine, mais j’ai imprimé les recettes fournies par Les Paniers de Martin sur leur site, toujours très pratiques !

– 1 kg de poireaux

– 1 chou frisé, typiquement un légume que je n’achète pas spontanément ! Voilà donc pour notre semaine ! J’imagine que je complèterai tout cela par d’autres légumes (pas bio) pour faire toute la semaine, mais c’est déjà un bon début…

Si vous êtes dans le coin, faites un tour chez eux : http://www.lespaniersdemartin.com/

Et vous, comment faites-vous au quotidien ?

Notre poison quotidien : le reportage qu’il ne fallait pas manquer… (il est ici aussi !!)

16 Mar

 Comme je vous en parlais hier soir, Arte nous proposait le très bon reportage « Notre poison quotidien ». J’espère que vous avez pu le regarder : c’est très bien fait, mais tellement inquiétant…

Les pesticides, l’aspartame, le bisphénol A… toutes ces substances chimiques qui ont des conséquences dramatiques pour notre santé et pour l’environnement sont présentes dans notre alimentation sans qu’aucune autorité sanitaire ne s’en émeuve… Un scandale que nous payerons nous au prix fort, comme nos enfants.

A la suite du reportage, il y avait un débat vraiment très intéressant avec la journaliste notamment. Elle n’hésite pas à comparer le scandale de l’aspartame avec celui de l’amiante il y a quelques années. Apparemment, le reportage fait également l’objet d’un livre qui répertorie les enquêtes menées par la journaliste : je pense qu’il va vite rejoindre ma table de chevet….

Pour ceux et celles qui n’auraient pas pu voir le reportage, vous pourrez le retrouver ici !

Pour que les choses bougent, il faut que chacun d’entre nous prenne conscience de ce drame que nous cautionnons à notre insu…

Allez, cliquez !!!

Pour une fois en regardant la télé agissez : ce soir c’est sur Arte !

15 Mar

Mesdames, messieurs, ce soir Arte nous propose le documentaire « Notre Poison Quotidien »  réalisé par la journaliste Marie-Monique Robin qui récidive après « Le monde selon Monsanto ». Le sujet ? Les produits chimiques présents dans nos aliments et que nous mettons volontairement (ou pas) dans notre organisme tous les jours bien consciencieusement !

Alors pour que les mentalités changent, soyons nombreux ce soir devant nos écrans. Peut-être que nos responsables politiques et économiques réagiront plus à l’audimat qu’aux réels dangers pour notre santé !

A demain pour le débat !

 

20h40 – Arte – Notre poison quotidien

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